Sunday, April 18, 2010

Sommets




Voilà une semaine bien agitée. J'ai commencé par une affectation à l'Observatoire Naval, la résidence du Vice-Président Jo Biden. Ma tâche était d'y intérpréter les dirigeants francophones du mouvement des non-alignés, Outre la discussion politique sur l'avenir du désarmement dans le monde, et, accessoirement de l'énergie nucléaire, j'ai pu admirer la décoration de cette demeure somme toute modeste. Le VP lui-même nous expliquant que Barack Obama aurait bien aimer échanger la Maison Blanche, trop officielle. Les grilles qui entourent le parc empêchent des douzaines de biches et chevreuils qui en sont devenus trés familiers.
De là je suis vite parti vers le palais des expositions où se tenait le Sommet sur la Sécurité nucléaire avec 47 chefs d'État. Le diner et les réunios successives ont démontré la maestria du président Obama, et le grand respect que lui accordent ses pairs. Nicolas Sarkozy était bien sûr présent et a lancé une idée intéressante, celle d'instituer des sanctions judiciares internationales contre les fauteurs de prolifération nucéaire. C'était la plus grande réunion de chefs d'État étrangers depuis 1946 à San Francisco.
Plus tard , dans la semaine, j'ai interprété Hillary Clinton, ministre des affaires étrangères, à un sommet sur l'Électrification des Amériques. Elle aussi, est un personnage politique trés compétent, impressionant et fortement respecté.

Tuesday, April 06, 2010

Sarkozy in the US

Notre president Sarkozy est venu faire une courte visite aux USA. Apres avoir fait des achats a New York, le president et madame sont alles a l'Université de Columbia faire un discours. Dommage que la presse ait passé ce voyage sous silence. Sarko a été brillant a Columbia. Il a été trés admiratif du système américain et du pays en général. Il s'est permis une critique quant à la loi sur la Sécu , récemment adoptée: ``Bienvenue au club de ceux qui ne tournent pas le dos à leurs malades.`` (Ce qui lui a valu la seule mention de sa presence aux USA dans l'èmission satirique de Jon Stewart qui s'en est moqué). Le dimanche, il a eu un diner prive avec POTUS et FLOTUS Obama et Madame en code du Service Secret. Les Sarko eussent preferé un diner d'État, mais pour cela il eut fallu que la France soit plus généreuse en Afghanistan par exemple.
Le lundi, dans un entrefilet en page 16 de la section B du Washington Post notre président a eu droit à un entrefilet d'une colonne et 16 lignes.
Je me demande s'il sera présent le 12 avril avec les 40 autres chefs d'État pour le sommet nucléaire de Washington. J'y serai. Je vous raconterai.

Sunday, February 21, 2010

Neige




Nous avons subi deux tempêtes de neige coup sur coup. La capitale du monde libre a été paralysée pendant une semaine. Il faut dire qu'au total on a eu droit à plus d'un mètre de neige . Les trois aéroports ont été fermés et toute activité a cessé, même le Metro, car ses voies aériennes ne pouvaient être dégagées. L'année scolaire devra être prolongée de 4 jours fin juin pour que le nombre statutaire de classes soit repecté
Quant à la politique, elle ne s'est pas endormie pour autant. Inspiré par sa rencontre télevisée avec les Républicains, Barack Obama a donné rendez-vous à ses adversaires jeudi 25 février, sous les projecteurs de la télévision pour essayer de trouver un terrain d'entente sur son projet de réformes en matière de santé. Paradoxalement, les américains sont trés nombreux à ne pas vouloir entendre parler de Sécurité Sociale, alors que les USA sont placés 37ème dans le monde, vu le fait que les soins ici coutent 3 fois la moyenne de l'OCDE, alors que 47 millions d'américains (sur 310 millions) ne sont pas assurés.
Les enjeux sont pressants puisque les élections législatives de novembre se rapprochent.

Saturday, January 23, 2010

Beresina pour Obama

Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour Obama et son parti, les Démocrates:
Le Massachussets a choisi un Républicain bon teint, contre la réforme de la santé, et admirateur de Sarah Palin, pour succéder au fauteuil s.natorial de.. Ted Kennedy, le père de la loi sur la sécu. Dans la foulée, la Cour Suprême vient de renverser une loide 1907, et autorise maintenant les grosses sociétés multinationales a utiliser leurs finances pour financer les candidats de leur choix. On imagine, la voix du citoyen lambda ne pèsera plus lourd devant les poches sans fonds de Boeing, GM ou Westinghouse.
Pire, les Démocrates sont en train de paniquer, jusqu'à Obama qui envisage sérieusement de réduire la voilure pour sa Sécu. Si il arrive aux élections de 2011 les mains vides, il n'aura pas de second mandat. Fini le rêve du président noir pour le changement. Retour à la plouticratie à la Bush-Cheney.
Que c'est-il passé?
D'abord, les Républicains ont fait obstruction totale à tous les tournants, éspèrant ainsi faire chuter Obama. Ensuite, le réglement du s.nat qui veut que pour les grandes lois , la majorité soit de 60% et non 50 %, empêche quelque progrès que ce soit. Enfin, empètré dans l'héritage de Bush (2 guerres, un déficit monstrueux, la plus grande dépression depuis 1929,),Obama a cru que l'électorat verrait en lui le ``bon type`. Il a voulu jouer le jeu en tendant la main aux Républicains . Pendant ce temps, le chômage montait, le déficit s'aggravait, et les électeurs ont commencé par perdre patience et lui en faire porter le chapeau. Comme il a toujours cru flotter sur un nuage, il n'a pas réussi à convaincre et a été aisaiment dépassé par les populistes tels que les animateurs de radio et autres Sarah Palin.
Il est à prévoir que la réforme de la sécu, qui aurait été son Austerlitz, va se transformer en Bérésina, en attendant un voyage à l'ile d'Elbe! Et les USA vont à nouveau se retrouver la lanterne rouge des pays de l'OCDE en matière de santé.
Obama parle bien , mais agit peu. Il a beaucoup déçu sa base progressiste qui ne se déplace plus pour voter. Ce qui fait que sur 3 dernières élections, il a perdu toutes les 3.

Tuesday, December 22, 2009

G2


A Copenhague, les Européens ont réussi ce que même la nomination d'un illustre inconnu à sa tête n'avait pas achevé. Après des années de préparation de la COP 15 à Copenhague (en Europe qui est plus), ils n'ont pas réussi à quelque résultat que ce soit. Il est incompréhensible qu'en dépit de l'importance que les Européens portaient à Kyoto, de la mobilisation de ses média et de ses ONG, à minuit , le dernier soir, ils en étaient à la case départ. Le G77 , groupe des pays émergeants, avait choisi la voie des récriminations et des plaintes contre les pays avancés. Les pays pauvres asvaient choisis les jérémiades et la politique de la main tendue (100 milliards d'Euros de la poche des contribuables de cet Occident éxécré et responsable de leur sous-développement). Les alters avaient choisi de mettre la chienlit et de glapir leurs chimères du bon vieux tonton Marx.
Bref, désaccord complet sur toute la ligne. Enterrement de première classe de Kyoto .
Alors Obama est arrivé, sans se presser, le bel Obama, le grand Obama, avec son cheval ...... Obama a interrompu des palabres entre la Chine et un groupe de sous-dev. En quelques heures de négotiations avec Wen Jiabao, la COP 15 avait trouvé un accord.
Où étaient les Européens? Aux abonnés absents. Que le monde se le dise. Fini la multipolarité si chère aux Européens. Fini le G8. Voici le G2 où le monde sera régi par le tandem Chin-America. La Chine , avec un PIB 16 fois inférieur aux USA, ne rattrapera l'Amérique que dans 20 ans. Mais leur richesse sera à partager avec 5 fois plus d'habitants. Aujourd'hui, les USA empruntent à la Chine qui est aussi son fournisseur numéro 1.
L'Europe a choisi la faiblesse et se trouve maintenant évincée de la table des grands. Dommage. C'est le prix à payer pour ne pas avoir choisi la voie fédérale.

Tuesday, November 24, 2009

President Van Rompuy


Les Europeens se sont encore tire une belle balle dans le pied. Ca fait des annees que l'on parle d'avoir un President de l'Europe pour representer dignement l'Union face aux grandes puissances, USA, Chine, Inde etc.. Seulement voila, si nous avions un president fort, il serait tenter de vraiment presider l'Europe. Alors, M. Sarkozy et Mme Merkel seraient ravales au rang de gouverneurs de leurs Etats. Donc, ils avaient interet achoisir une personnalite molle qui ne leur ferait pas trop d'ombre. Jacques Delors en son temps avait fait peur aux dirigeants Europeens. Remarquable leader, avec charisme et personnalite, il avit fait progresser l'Europe a grands pas. Alors Mitterrand, Kohl et Major avient choisi a Corfou (j'y etais), le candidat le plus mou et le plus bete. Jacques Santer prouva qu'il etait a la hauteur de sa reputation et sa Commission fut plus tard dissoute, meme pas pour avoir ete a ;'origine de la vache folle, mais plus prosaiquement pour corruption.
On vera bien ce que ce pauvre Hermann fera face a Obama ou au president Hu Jintao.

Monday, October 19, 2009

Le dilemne de l'Afghanistan.




Le président Obama a mis de côté ses dossiers les plus brûlants pour rédiger une nouvelle doctrine en Afghanistan. Le général Mc Chrystal lui a fait un rapport alarmant d'où il ressort que si rien n'est fait, nous sommes en train de perdre la guerre. Les Talibans, surtout composés de Pashtouns du sud du pays, reprennent du terrain, et, pire, ils semblent avoir gagné l'adhésion de la population. Non pas que les Afghans souhaitent retourner au Moyen Âge, mais parce qu'ils parient que l'OTAN va tourner casaque, et, sous l'influence de son opinion publique, ne va pas rester longtemps. Alors, autant faire allegiance aux prochains maitres, qui, eux, ont tout leur temps. Le président Obama, a le choix entre partir, abandonner à nouveau l'Afghanistan (ce que souhaitent ses électeurs), ou rester, mais avec une force accrue de 40 000 hommes supplémentaires et faire un nettoyage du pays. Son Vice-Président, Joe Biden, est plutôt partisan d'un retrait, mais remplacé par des opérations de commando ciblées avec assassinat des chefs Talibans par drones (14 des 16 dirigeants d'Al Qaeda ont été éliminés de la sorte.
Si les USA quittent l'Afghanistan, leurs ennemis y verront une preuve de faiblesse , et la sécurité des américains s'en trouvera menacée.
Le problème pour l'OTAN, est qu'il s'agit de sa première mission avec combat réel hors région. Un départ d'Afghanistan signifierait non seulement la fin de l'OTAN, mais aussi la fin de la protection américaine de l'Europe. Les Européens , dont les budgets militaires collectifs a 27 n'arrivent mëme pas à la hauteur du budget du Pentagone, devraient faire passer une bonne partie de leurs dépenses sociales à leur protection militaire. Un Sénateur de l'Ohio était d'avis que les USA sont suffisemment bien protégés dans leur territoire depuis le 11 septembre, pour ne pas devoir trop s'inquieter.
Les Européens de l'OTAN, membres de l'ISAF, sont ils prêts a contribuer davantage? Faut -il s'étonner qu'Obama réfléchisse à la question sans les consulter? L'Allemagne et autres membres pusillanimes vont-ils changer les fameux Caveats qui les empêchent de tirer un coup de fusil?
Les français ne s'en rendent pas compte, mais l'avenir de leur défense se joue à la Maison Blanche et se jouera sur le terrain en Afghanistan. Mais si à chaque fois qu'un soldat meurt on fait des funérailles nationales, on n'a pas vraiment envie de se défendre.
Il y a fort a parier qu'Obama va opter pour une augmentation de 40 000 troupes. Combien seront francais?