Friday, July 29, 2011

Amitiès Franco-Américaines


J'ai récemment eu la chance d'accompagner M. Juppé puis M. Barois à Washington. Tous deux ont fait des visites d'études. M. Juppé a eu un déjeuner chez Mme Clinton, au cours duquel il a présenté le plan de la France pour relancer la paix en Palestine. Plus tard dans la journée, il s'est rendu au monument de la 2ème guerre Mondial à Washington, pour remettre la légion d'honneur à quatre anciens GI, qui avaient débarqué en Normandie exactement 67 ans plus tôt. Mieux vaut tard que jamais. Ensuite M. Juppé s'est rendu dans la foule ébahie des touristes américains qui visitaient le monument . Comme personne ne l'avait reconnu, bien sûr, il s'est présenté en remerciant vivement les badauds américains pour le 6 juin 1944. Ceux ci étaient trés touchés. Avec M. Baroin, on s'est rendu à la Réserve Fédérale, pour un entretien avec M. Bernanke, le chairman. Ensuite ce fut une visite au Trésor, avec M. Geithner, le Treasury Secretary. Les entretiens on t porté sur les problèmes financiers du moment. Ce qui est important de souligner, c'est la parfaite entent qui règne entre les dirigeants de nos deux pays. On est trés loin du mépris , de la condescendance, voire des quolibets subits par les visiteurs français sous l'Administration Bush.

Monday, April 25, 2011

Schengen


Quand j'étais lycéen, il m'arrivait d'aller en vélo jusqu'à Schengen, ce petit village au bout du chemin de halage qui partait de Thionville. Plus tard, prof à Chanel, j'ai rendu visite aux frères retraités dans leur maison de Schengen. Enfant, je savais que Robert Schuman était mon député et la ville de Scy-Chazelles m'était familière. Plus tard, j'ai eu l'honneur d'être foctionnaire Européen, à Bruxelles, tout feu tout flamme pour l'idée Européenne. Aujourd'hui, j'observe cette même Europe en train de se détricoter. D'abord en faisant vaciller l'Euro, par malhonnêteté, par négligence, mais aussi par nationalisme. Ensuite par le triste Traité de Lisbonne où les États-Membres de l'Europe ont repris leurs billes, réduit la Commission à la portion congrue et sont revenus aux égoismes nationaux. Enfin, je suis attristé , mais non pas étonné des menaces qui pèsent sur les accords de Schengen. Que va-t-il rester de cette Europe de Monnet et de Schuman. Veux-t-on revenir aux frontières hermétiques d'avant Schemgen, où il fallait demander des tryptiques pour aller de Thionville à Dudelange? Le chancelier Kohl avait trés bien vu ce qui allait se passer: au fur et à mesure qu'on oublie les horreurs de la Guerre Civile de Trente ans (1914-1944), on va se recroqueviller sur nos petits pays. (La France pèse moins de 0, 7% dans le monde).Alors. a-t-il prédit, on va abndonner l'Euro, puis Schengen, et enfin l'Europe et, je le cite, `dann ist wieder Krieg``
Bien sûr il ya afflux de réfugiés Tunisiens. Ils parlent français. On se demande bien pourquoi. Mon arrière grand-père le savait, lui qui a fait partie de l'expédition qui a annexé la Tunisie au 19eème siécle. On avait aussi soutenu la dictature de Ben Ali. Et puis, on a besoin d'eux. En 2050, l'UE aura perdu 48 millions d'actifs. La pôpulation de plus de 60 ans sera de 58 millions. il n'y aura plus que deux actifs par pensionné au lieu de quatre aujourd'hui.
Alors il est temps d'abandonner nos idées racistes. de comprendre que le 21ème siécle est arrivé et de mettre tous ces immigrés au travail.

Thursday, February 10, 2011

DSK au charbon?


On peut lire dans le Point qu'Anne Sinclair ne souhaite pas que son DSK de mari fasse un deuxième mandat au FMI. En clair, ça veut dire que DSK fait un timide essai pour faire remonter ses sondages.
Il y a au moins deux raisons majeures pour que M. Strauss-Kahn reste à Washington:

La première, est qu'il est un excellent directeur général du Fonds Monétaire, à un moment ou le G 20 vient de lui confier 500 mille milliards de dollars pour faire sortir la planète de la crise. Une belle marque de confiance. Il est à un poste qui lui confère bien plus de puissance que celui de président d'une république qui n'est qu'un vingt-septième de l'UE.
Depuis 1944, il y a un accord tacite que la Banque Mondiale sera toujours dirigée par un américain, alors que le FMI reviendra toujours à un Européen. Si cela confère un pouvoir non-négligeable à l'Europe, ça ne laisse pas d'iriter les pays dits ``émergents``, bien plus dynamiques que l'Europe, qui revendiquent maintenant le droit à diriger cette institution. Plus grave, les deux ou trois derniers directeurs du FMI se sont servis de leur poste à Washington...comme tremplin pour faire de la politique intérieure. Ca a réussi à Horst Koehler, devenu président de l'Allemagne, moins à Rodrigo Rato qui n'a pas été élu au PP en Espagne. Si DSK venait à quitter le Fonds à mi-parcours, nul doute que les Européens risquent de perdre ce poste à jamais.
La deuxième raison, est que M. Strauss-Kahn, un des meilleurs économistes de son temps, qui a gardé la France dans l'Euro sous Jospin, qui a acquis un point de vue panoramique de l'économie mondiale à Washington, va devoir faire face au dilemne de Jacques Delors. Ce dernier, brillant économiste, formidable dirigeant de la Commision de l'UE, a refusé de se présenter à des présidentielles où l'Élysée lui était présenté sur un plateau d'argent. Il a vu en effet que la droite s'opposerait à son gouvernement, et que son propre parti, le PS, toujours engoncé dans sa carapace Marxiste-Léniniste, ne le suivrait jamais sur la voie des réformes, par force libérales et de rigueur. Il y a fort à parier que DSK se pose les mêmes questions.

Friday, January 21, 2011

Obama, le phénix.


Comme le phénix, le président Obama renaît de ses cendres. Les élections législatives de novembre avaient été, de son propre aveu, une raclée. Ses efforts pour utiliser la force de l'État pour empêcher que la catastrophe financière ne s'aggrave, pour sauver les compagnies automobiles de Detroit, ou pour jeter les bases d'une sécurité sociale, lui ont été reprochés parla droite. En novembre, l'extrême droite, sous la forme du Tea Party, a remporté suffisemment de sièges pour donner une inflexion populiste dans les rangs de la Chambre des représentants.
Après un glissement à droite pour se concilier les conservateurs , Obama a réussi à faire passer des lois importantes au cours de la fameuse session finale du Congrès. Et, à l'occasion de la tuerie de Tucson, il a fait un discours magistral sur la réconciliation du pays et cela lui a permis de remonter dans les sondages.
Il vient de recevoir le président Hu Jintao de Chine. Là, Obama a réussi aussi à remettre les pendules à l'heure. S'il est vrai que la Chine monte en puissance, les fastes de la reception de M. Hu a démontré que les USA restaient une superpuissance. Il ne faut pas oublier que la Chine n'a un PIB qui n'est qu'un 16ème de celui des USA. La flotte américaine domine les mers asiatiques alors que la Chine ébauche à peine son premier porte-avion. Tout le monde attend avec impatience le discours sur l'État de l'Union , le 25 janvier , où Obama devrait donner aux Américains de nouvelles directions pour l'avenir. Et comme Obama, il y a fort à parier que les États-Unis vont repartir, comme il l'ont toujours fait, vers des lendemains meilleurs qui ne cessent de surprendre les Européens toujours prompt à enterrer la plus ancienne démocratie de l'ère moderne.

Monday, November 29, 2010

Debâcle de l'Euro.

J'ai eu le privilège d'être présent tout au long de la genèse de l'euro, dans le saint des saints à Bruxelles. Quand les Grecs, Italiens et autres portugais ont déposé leur candidature, on savait qu'ils ne remplissaient pas les critères de Maastricht. (Et encore, on ne se doutait pas qu'ils avaient présenté des statistiques optimistes). Ensuite, lors du pacte de stabilité à Dublin, Chirac a réussi à diluer les réegles du jeu trés strictes imposées par Kohl.
Ainsi biaisé, la monnaie unique était plombée à la naissance.
L'opinion publique, mal renseignée sur l'économie, est prompte à accuser les marchés ou la spéculation. Que ce soit l'Irlande, ou le reste des PIGS, ces pays ont fait des emprunts inconsidérés grâce à la force de l'Euro qui permettait des taux d'intérêts faibles.
Les gouvernements, et les emprunteurs sont les premiers coupables. Dommage que pendant les recessions, les électeurs s'affolent et se replient sur le nationalisme.

Ici aux USA, le Tea Party, un groupe hétéroclite d'êxtème droite se replie sur des solutions simples, dont le nationalisme aigü. Le chacun pour soi est justement la recette du pire. Les conservateurs, eux, profitent du niveau de la dette et de celui du déficit pour proposer des démontages radicaux des avantages sociaux dispensés par l'État, leur bête noire depuis Roosevelt.
Dommage aussi pour les américains qu'ils aient un président vacillant, sans beaucoup de conviction et toujours prêt à s'incliner face à ses adversaires.

Friday, November 12, 2010

Stimulus


George W. Bush is going on a tour to promote his book. Too bad he is too late to convince Republican voters that the stimulus plan was passed under his watch. The majority of Americans still believe the stimulus, the banks bailout and the rescue of auto companies was an attempt by president Obama to move the country toward socialism. Those emergency measures, not only saved the US economy, but also start paying interest back to the taxpayer.
The Obama administration was either too inept or out of touch to defend that simple truth. They deserved the shellacking they got just for having been that lame.
The Tea Party is angry at the banks bailout too. Their anger is stoked by savvy politicians and less than honest hacks on Fox News . Yet, the decisions concerning the remedy for world finances are taken in Basel , Switzerland, under the name of the "Basel 3 agreement". The Dodd-Frank act and the EU Commission directives are but the implementation regulations of Basel 3.
One twist of the stimulus, is that the US no longer have the skills necessary to take advantage of the stimulus funds. The state of Florida, for instance , had to turn to a French company for a contract to repave its freeways, build a new runway for the Tampa airport, or for its high speed train network.
SNCF, the French railway company just had to apologize for the role it played in transporting Jews to concentration camps in WW II. They had put in a bid to manage the future Florida HSTs paid by the stimulus. Some have tried to exclude SNCF from bidding because of that historical fact.

Monday, August 30, 2010

Double recession?

Aux USA, la bourse fait du sur place et le taux de chômage aussi. En dépit du plan de relance d'Obama, le chômage reste collé à 9,7%. Encore que ça varie entre régions. Cela va de 14% à Detroit à 4,5 % dans ma région qui. il est vrai, bénéficie de la proximité de la capitale. Les consommateurs, autrefois locomotive de l'économie mondiale, sont devenus frileux. Autrefois détenteurs d'une douzaine de cartes de crédit, et fortement endettés, ils ont radicalement changé depuis l'effondrement financier de 2008. On estime que les foyers américains ont perdu 11 000 milliards de dollars dans la débâcle, entre la chute de la bourse, de leurs pensions et du prix de leur maisons. Alors, plutôt que de continuer à dépenser, ils remboursent leurs dettes. Mieux encore, ils épargnent. Le taux d'épargne est passé de pratiquement zéro en 2008 à 5% en 2010. La consommation en a pris un coup. Alors, on est entré dans un cercle vicieux: Les consommateurs fuient les magasins, concessionaires auto et immobilier. Les patrons , qui ne vendent plus, n'embauchent plus. Le chômage stagne et fait peur aux consommateurs qui n'achètent plus. Seule lumière au bout du tunnel, les grandes entreprises ont engrangé des profits jamais vus, puisqu'ils n'embauchent plus ni n'investissent. Ils sont assis sur 4 000 milliards de liquidités. Ils attendent que l'économie reprenne pour redémarrer. Les loueurs de voitures doivent renouveler leurs parcs. Les llivreurs, FedEx, UPS, etc, doivent renouveler leurs flotte de camions, et jusqu'au compagnies aériennes qui doivent toutes moderniser leur flotte d'avions. Bref, quand le signal sera donné, une demande non satisfaite qui s'élargit exponentiellement devra être satisfaite. Alors on connaîtra une reprise en V.
En attendant, le président Obama ne pourra compter sur une reprise de l'économie avant les élections du début novembre. Il doit donc s'attendre à perdre une chambre voire les deux au Congres ce qui le mettrait en mauvaise posture pour un second mandat en 2012. Les R.publicains, la droite qui est payée par les banques et les industriels, fait courir le bruit d'une deuxième recession pour ameuter les électeurs.
Et l'extrême droite, patriotique et intégriste, raciste et férocement anti-Obama, atteint 45% de l'électorat. Outre qu'ils ne croient pas à l'évolution, ils pensent qu'Obama est né au Kenya, donc un usurpateur, et musulman....
Enfin, le déficit. 11 000 milliards de dollars. Un tiers causé par les exonérations fiscales pour les riches de George W Bush, qui arrivent à échéance au 31 décembre. Un tiers causé par la guerre en Irak (terminée cette semaine) et la guerre en Afghanistan (encore un an). Et un tiers par le plan de relance et prêts a Wall Street et aux compagnies automobiles qui tous ont commencé à rembourser avec intérêts.