Friday, January 21, 2011

Obama, le phénix.


Comme le phénix, le président Obama renaît de ses cendres. Les élections législatives de novembre avaient été, de son propre aveu, une raclée. Ses efforts pour utiliser la force de l'État pour empêcher que la catastrophe financière ne s'aggrave, pour sauver les compagnies automobiles de Detroit, ou pour jeter les bases d'une sécurité sociale, lui ont été reprochés parla droite. En novembre, l'extrême droite, sous la forme du Tea Party, a remporté suffisemment de sièges pour donner une inflexion populiste dans les rangs de la Chambre des représentants.
Après un glissement à droite pour se concilier les conservateurs , Obama a réussi à faire passer des lois importantes au cours de la fameuse session finale du Congrès. Et, à l'occasion de la tuerie de Tucson, il a fait un discours magistral sur la réconciliation du pays et cela lui a permis de remonter dans les sondages.
Il vient de recevoir le président Hu Jintao de Chine. Là, Obama a réussi aussi à remettre les pendules à l'heure. S'il est vrai que la Chine monte en puissance, les fastes de la reception de M. Hu a démontré que les USA restaient une superpuissance. Il ne faut pas oublier que la Chine n'a un PIB qui n'est qu'un 16ème de celui des USA. La flotte américaine domine les mers asiatiques alors que la Chine ébauche à peine son premier porte-avion. Tout le monde attend avec impatience le discours sur l'État de l'Union , le 25 janvier , où Obama devrait donner aux Américains de nouvelles directions pour l'avenir. Et comme Obama, il y a fort à parier que les États-Unis vont repartir, comme il l'ont toujours fait, vers des lendemains meilleurs qui ne cessent de surprendre les Européens toujours prompt à enterrer la plus ancienne démocratie de l'ère moderne.

Monday, November 29, 2010

Debâcle de l'Euro.

J'ai eu le privilège d'être présent tout au long de la genèse de l'euro, dans le saint des saints à Bruxelles. Quand les Grecs, Italiens et autres portugais ont déposé leur candidature, on savait qu'ils ne remplissaient pas les critères de Maastricht. (Et encore, on ne se doutait pas qu'ils avaient présenté des statistiques optimistes). Ensuite, lors du pacte de stabilité à Dublin, Chirac a réussi à diluer les réegles du jeu trés strictes imposées par Kohl.
Ainsi biaisé, la monnaie unique était plombée à la naissance.
L'opinion publique, mal renseignée sur l'économie, est prompte à accuser les marchés ou la spéculation. Que ce soit l'Irlande, ou le reste des PIGS, ces pays ont fait des emprunts inconsidérés grâce à la force de l'Euro qui permettait des taux d'intérêts faibles.
Les gouvernements, et les emprunteurs sont les premiers coupables. Dommage que pendant les recessions, les électeurs s'affolent et se replient sur le nationalisme.

Ici aux USA, le Tea Party, un groupe hétéroclite d'êxtème droite se replie sur des solutions simples, dont le nationalisme aigü. Le chacun pour soi est justement la recette du pire. Les conservateurs, eux, profitent du niveau de la dette et de celui du déficit pour proposer des démontages radicaux des avantages sociaux dispensés par l'État, leur bête noire depuis Roosevelt.
Dommage aussi pour les américains qu'ils aient un président vacillant, sans beaucoup de conviction et toujours prêt à s'incliner face à ses adversaires.

Friday, November 12, 2010

Stimulus


George W. Bush is going on a tour to promote his book. Too bad he is too late to convince Republican voters that the stimulus plan was passed under his watch. The majority of Americans still believe the stimulus, the banks bailout and the rescue of auto companies was an attempt by president Obama to move the country toward socialism. Those emergency measures, not only saved the US economy, but also start paying interest back to the taxpayer.
The Obama administration was either too inept or out of touch to defend that simple truth. They deserved the shellacking they got just for having been that lame.
The Tea Party is angry at the banks bailout too. Their anger is stoked by savvy politicians and less than honest hacks on Fox News . Yet, the decisions concerning the remedy for world finances are taken in Basel , Switzerland, under the name of the "Basel 3 agreement". The Dodd-Frank act and the EU Commission directives are but the implementation regulations of Basel 3.
One twist of the stimulus, is that the US no longer have the skills necessary to take advantage of the stimulus funds. The state of Florida, for instance , had to turn to a French company for a contract to repave its freeways, build a new runway for the Tampa airport, or for its high speed train network.
SNCF, the French railway company just had to apologize for the role it played in transporting Jews to concentration camps in WW II. They had put in a bid to manage the future Florida HSTs paid by the stimulus. Some have tried to exclude SNCF from bidding because of that historical fact.

Monday, August 30, 2010

Double recession?

Aux USA, la bourse fait du sur place et le taux de chômage aussi. En dépit du plan de relance d'Obama, le chômage reste collé à 9,7%. Encore que ça varie entre régions. Cela va de 14% à Detroit à 4,5 % dans ma région qui. il est vrai, bénéficie de la proximité de la capitale. Les consommateurs, autrefois locomotive de l'économie mondiale, sont devenus frileux. Autrefois détenteurs d'une douzaine de cartes de crédit, et fortement endettés, ils ont radicalement changé depuis l'effondrement financier de 2008. On estime que les foyers américains ont perdu 11 000 milliards de dollars dans la débâcle, entre la chute de la bourse, de leurs pensions et du prix de leur maisons. Alors, plutôt que de continuer à dépenser, ils remboursent leurs dettes. Mieux encore, ils épargnent. Le taux d'épargne est passé de pratiquement zéro en 2008 à 5% en 2010. La consommation en a pris un coup. Alors, on est entré dans un cercle vicieux: Les consommateurs fuient les magasins, concessionaires auto et immobilier. Les patrons , qui ne vendent plus, n'embauchent plus. Le chômage stagne et fait peur aux consommateurs qui n'achètent plus. Seule lumière au bout du tunnel, les grandes entreprises ont engrangé des profits jamais vus, puisqu'ils n'embauchent plus ni n'investissent. Ils sont assis sur 4 000 milliards de liquidités. Ils attendent que l'économie reprenne pour redémarrer. Les loueurs de voitures doivent renouveler leurs parcs. Les llivreurs, FedEx, UPS, etc, doivent renouveler leurs flotte de camions, et jusqu'au compagnies aériennes qui doivent toutes moderniser leur flotte d'avions. Bref, quand le signal sera donné, une demande non satisfaite qui s'élargit exponentiellement devra être satisfaite. Alors on connaîtra une reprise en V.
En attendant, le président Obama ne pourra compter sur une reprise de l'économie avant les élections du début novembre. Il doit donc s'attendre à perdre une chambre voire les deux au Congres ce qui le mettrait en mauvaise posture pour un second mandat en 2012. Les R.publicains, la droite qui est payée par les banques et les industriels, fait courir le bruit d'une deuxième recession pour ameuter les électeurs.
Et l'extrême droite, patriotique et intégriste, raciste et férocement anti-Obama, atteint 45% de l'électorat. Outre qu'ils ne croient pas à l'évolution, ils pensent qu'Obama est né au Kenya, donc un usurpateur, et musulman....
Enfin, le déficit. 11 000 milliards de dollars. Un tiers causé par les exonérations fiscales pour les riches de George W Bush, qui arrivent à échéance au 31 décembre. Un tiers causé par la guerre en Irak (terminée cette semaine) et la guerre en Afghanistan (encore un an). Et un tiers par le plan de relance et prêts a Wall Street et aux compagnies automobiles qui tous ont commencé à rembourser avec intérêts.

Sunday, July 18, 2010

Socialiste.


Le président Obama s'écroule dans les sondages. L'opposition conservatrice tire sur lui à boulets rouges. Le président a hérité de deux guerres, d'une quasi dépression qui a détruit 800 000 emplois par mois à sa prise de fonctions, et d'une marée noire. Ses remèdes ont été de réaffirmer le rôle de l'État comme garant des règlements. Il a fait voter et signé deux lois, une sur la Sécurité Sociale et l'autre sur la réforme financière. Dans les deux cas l'État essaye de reprendre sa place que 8 ans de gouvernement Bush avaient démonté. Alors, l'oppposition conservatrice , qui n'a aucun programme, ni aucune solution, pratique une opposition en béton. Les plus populistes accusent Obama alternativement de socialisme, (une insulte aux USA), de communiste ou même de nazi. De grandes affiches ornent l'entrée des villes qui le décrivent comme tels. Inutile de dire que les racistes latents qui n'ont jamais avalé sa présence ;a la Maison Blanche s'en donnent à coeur joie. La bétise de ces populistes atteint un tel paroxysme que la NAACP, organisation qui défend les noirs, les attaque en justice. Telle est la phobie de l'État aux USA.

Wednesday, June 16, 2010

Strasburg



Pendant que les français s'inquiètent pour l'âge de la retraite, ou s'enthousisasment pour la coupe du monde de foot, les américains ont des préoccupations radicalement différentes. Pour ce qui concerne la retraite, il n'y a pas aux USA, d'âge légal ou décidé par l'État. Chacun travaille jusqu'à ce qu'il décide de s'arrêter. L'État Fédéral vous octroie une retraite appelée Sécurité Sociale au bout de 40 trimestres de cotisation, et à partir de 65 ans. Ils appelent ça Social Security. Tous les fonctionnaires fédéraux, des États, des comtés, des municipalités des forces armées etc, ont droit à une pension après 62 ans. Les employés des grandes et moyennes entreprises aussi, mais sans contribution de l'État.
Pour ce qui est de la coupe du monde en Afrique du Sud, et bien que leur équipe s'en tire honorablement, les américains méprisent le foot. Certains l'appelent ``Commie kick ball`` (baballe communiste). D'autre recommandent de regarder la coupe comme soporifique (90 minutes d'affilée ou il n'y a pas un seul but). Ici on joue au foot à la maternelle ou bien en équipe féminine. Leur équipe est d'ailleurs championne du monde.
Non, ce qui passionne l'amérique aujourd'hui, c'est Stephen Strasburg, le phénomène du baseball avec ses lancers de balle à 170kmh, récemment entré dans l'équipe des Nationals à Washington. Il va faire honneur à notre stade tout neuf. Ce jeune joueur de 21 ans a doublé les entrées à Cleveland la semaine dernière .

Wednesday, June 02, 2010

La Turquie

Je reviens de l'Uruguay où je participais à une conférence du Fonds Mondial de l'Environnement. La ville balnéaire de Punta del ESte était bien endormie en cette fin d'automne.
Ici, aux USA, on continue à essayer de mettre fin à la marée noire qui provient de la plateforme BP dans le Golfe du Mexique. Après le désastre de Wall Street en 2008, voilà une autre preuve des limites de la technique. Le manque de règles, ou le non-respect des règles est la cause commune aux deux catastrophes.
Et que penser de l'arraisonnement en mer de la flotille de la paix par l'armée d'Israel? Deux réflexions s'imposent: D'une part, Isreal a tout à fait le droit d'organiser un blocus contre un territoire avec lequel il est en guerre. A ce titre, il est aussi en droit d'arraisonner des navires en haute mer. Le Hamas est une organisation réputée terroriste par l'UE, les USA et...L'Egypte. Une ombre D'antisémitisme plane sur les efforts de vilipender Israel.
La deuxième réflexion porte sur la Turquie: Après que l'UE lui ait claqué la porte au nez, la Turquie tourne le dos à l'occident. Elle essaye de devenir la superpuissance du Moyen Orient. A ce titre, la Turquie s'est associé à Ahmadinejad en Iran, et essaye de se rapprocher du Hamas...comme par hasard, le bras armé de l'Iran emn Méditerranée. On le regrettera. Comme disait le général Grant à propos d'un collègue difficile: Il vaut mieux l'avoir dans la tente en train de pisser dehors, qu'hors de la tente , qui pisse dedans!