Ici, aux États Unis, la campagne présidentielle bat son plein. Le président Obama est en difficulté parce que le chômage reste élevé à 8% (France 10, 2%). Aucun président n'a janais été réélu avec un tel niveau. Ses adversaires Républicains ont beau jeu de souligner que dans les récessions passées la moyenne du temps pour la reprise était de 12 mois. La moyenne. Or la crise financière de 2008 était tout sauf une crise moyenne. La tâche du président Obama est de convaincre les électeurs qu'il leur a épargné une Grande Dépression .02. Il est difficile d'obtenir des voix sur la base de:Ça aurait pu être pire.
Et Obama, un politicien centriste, a beaucoup déçu sa gauche, par souci de bonnes relations avec les Républicains. Ces derniers en ont profitéet ont systèmatiquement saboté toutes ses réformes et propositions de loi par le biais du``fillibuster``, un artifice du règlement du sénat qui exige 60 voix pour passer.
Obama n'a pas chômé ceci étant. L'économie se relève lentement. Le chômage est à la baisse, il a fait voter la réforme de la Sécu et une loi sur les réglementations financières. Il a sauvé l'industrie automobile
Le candidat Républicain, lui, est un multi millionaire qui a fait sa fortune en fermant des entreprises non performantes. Il n'a pas fait connaitre ses plans pour remplacer la réforme de la sécu ou les réglementations financières qu'il veut annuler. On connait son plan économique par contre: supprimer les impôts des riches et réduire à la portion congrue toute dépense sociale voire même le régime de retraite. Son plan est paradoxalement populaire chez ceux qui en sont les premières victimes car ici, on admire les riches , en pensant qu'on le deviendra soi même.
Le Tea Party, qui a le vent en poupe, en est le plus représentatif. Il rassemble le peuple, non informé, terriffié par la crise et qui a une réaction populiste. On revient à la Constitution pure et dure. On eviscère le pouvoir fédéral, au profit des États, on supprime toute dépense sociale et on se concentre sur les droits régaliens. Ce qui parait limpide aux yeux des auditeurs de Rush Limbaugh et des spectateurs de Fox News, est pain béni pour ceux qui financent ce mouvement, de multi milliardaires qui tiennent à tout privatiser et diminuer leurs impots à leur grand profit.
Obama a mal géré sa communication et a beaucoup déçu sa base.
Romney joue sur la difficulté de remonter la pente après la crise financière la plus dure depuis 1929.
Les sondages les donnent dans un mouchoir de poche.
Thursday, August 09, 2012
Thursday, January 05, 2012
Primaires américaines
Je reviens de France où, dans ma bonne Lorraine, comme ailleurs, on se passionne pour les présidentielles. Hollande?, Sarkozy? Le Pen? Bayrou? Je serais tenté de dire ``blanc bonnet et bonnet blanc`` pour reprendre une expression de Waldeck Rochet, dirigeant du PCF à l'époque.
70% des lois votées en France sont des applications directes de Directives de l'UE. Peu importe le président. La France ne peut plus payer ses factures (militaires, sécu, retraite, paye des fonctionnaires ) et dépend du bon vouloir des banques qui lui font des avances tous les jeudis. Ce sont les agences de notation et les organismes internationaux, FMI, OMC qui dictent la politique. Qui que soit le président français en 2012, son budget, le niveau de se impots et ses dépenses seront décidéees à Bruxelles.
Militairement, que ce soit Hollande ou Sarkozy, une nation qui dispose d'un demi porte avion ne compte pas pour la Chine, les USA ou les habitants du Moyen Orient
Le président américain, par contre, garde un certain pouvoir. Et les élections primaires pour remplacer Obama battent leur plein. Hier c'était l'État d'Iowa, la semaine prochaine, le New Hampshire. Les candidats du parti Républicain sont trés à droite, comme le veut leur électorat, les vieux blancs du Sud et du Middle West. Ils cultivent une véritable détestation d'Obama. qu'ils accusent de socialisme, et de vouloir faire ressembler les USA à l'Europe, le pire des épouvantails. Le pauvre Obama étant un trés timide centriste, sans colonne vertébrale et toujours pret à céder.
Le candidat en tête des Répubs, est Mitt Romney, un Mormon modéré qui en est à sa deuxième campagne . pour lui, il suffit de gérer l'État comme une entreprise. Ses rivaux, tous envoyés par Dieu, vont d'un fasciste catholique conservateur, Rick Santorum, à un Libertaire qui veut fermer tous les ministères, Ron Paul, en passant par un catholique converti, trois fois divorcé, New Gingrich. L'électorat conservateur ne veut aucun des candidats et essaye désespèrément de trouver celui qui va battre le détesté Obama.
70% des lois votées en France sont des applications directes de Directives de l'UE. Peu importe le président. La France ne peut plus payer ses factures (militaires, sécu, retraite, paye des fonctionnaires ) et dépend du bon vouloir des banques qui lui font des avances tous les jeudis. Ce sont les agences de notation et les organismes internationaux, FMI, OMC qui dictent la politique. Qui que soit le président français en 2012, son budget, le niveau de se impots et ses dépenses seront décidéees à Bruxelles.
Militairement, que ce soit Hollande ou Sarkozy, une nation qui dispose d'un demi porte avion ne compte pas pour la Chine, les USA ou les habitants du Moyen Orient
Le président américain, par contre, garde un certain pouvoir. Et les élections primaires pour remplacer Obama battent leur plein. Hier c'était l'État d'Iowa, la semaine prochaine, le New Hampshire. Les candidats du parti Républicain sont trés à droite, comme le veut leur électorat, les vieux blancs du Sud et du Middle West. Ils cultivent une véritable détestation d'Obama. qu'ils accusent de socialisme, et de vouloir faire ressembler les USA à l'Europe, le pire des épouvantails. Le pauvre Obama étant un trés timide centriste, sans colonne vertébrale et toujours pret à céder.
Le candidat en tête des Répubs, est Mitt Romney, un Mormon modéré qui en est à sa deuxième campagne . pour lui, il suffit de gérer l'État comme une entreprise. Ses rivaux, tous envoyés par Dieu, vont d'un fasciste catholique conservateur, Rick Santorum, à un Libertaire qui veut fermer tous les ministères, Ron Paul, en passant par un catholique converti, trois fois divorcé, New Gingrich. L'électorat conservateur ne veut aucun des candidats et essaye désespèrément de trouver celui qui va battre le détesté Obama.
Sunday, December 18, 2011
L'hiver s'installe et avec lui la crise de l'Euro. Vue des Etats-Unis, cette crise est une menace pour la reprise qui se fait jour ici. Le taux de chomage commence a redescendre. Il es tombe a 8,5% et , dans un an au moment de l'election presidentielle, il sera probablement bien en dessous des 8% necessaires pour que le president Obama soit reelu. Bien sur, le chomage reste eleve dans certains etats comme le Michigan (12%), mais avec la reprise de l'industrie automobile, ce chiffre va s'ameliorer. En Virginie du Nord ou j'habite, le taux de chomage reste bas, autour de 4,5%. Le plus gros probleme aux USA reste la profonde division entre les deux partis. A gauche, les Democrates sont menes par Obama, un president inexperimente et prompt a conceder. A droite, les Republicains veulent reduire le gouvernenment a sa plus simple expression, et attaquer le peu de social qui a ete construit depuis Roosevelt. Ils sont eux meme debordes sur leur droite par le Tea Party, un groupe heteroclite de populiste et de racistes, voir d'anarchistes et de libertaires.
J'etais present lors du sommet de Dublin en 1997 . Le chancelier Kohl proposait son Pacte de Stabilite. Il y etait prevu des sanctions automatiques (suspension de vote et fortes amendes) en cas de sortie des criteres de Maastricht. Le president Chirac avait contre avec son Pacte de Stabilite et de Croissance, qui prevoyait seulement .....une discussion en cas de depassement des criteres. Il a malheureusement gagne. Aujourd'hui, Angela Merkel a reussi a reimposer les memes sanctions que Kohl. Que de temps perdu! Que de degats. Dans l'intervalle, les procedures de depassement ont perdu toute efficacite. Le Traite de Lisbonne a ete une enorme marche arriere en retirant ses pouvoirs a la Commission et au parlement et en renforcant le role du Conseil et et des Etats-Nations. Avec cette crise , auto-infligee, l'Europe est a un carrefour: soit on s'achemine a fond vers une Europe federale, avec pouvoirs accrus a la Commission un budget et un code fiscal federal, soit on se replie sur l'Etat Nation. Dans ce dernier cas, l'euro ne survicra pa. L'Union Europeenne ne survivra pas . Et les Etats Europeens ne feront pas le poids face a leurs concurrents asiatiques, americains ou emergents.
J'etais present lors du sommet de Dublin en 1997 . Le chancelier Kohl proposait son Pacte de Stabilite. Il y etait prevu des sanctions automatiques (suspension de vote et fortes amendes) en cas de sortie des criteres de Maastricht. Le president Chirac avait contre avec son Pacte de Stabilite et de Croissance, qui prevoyait seulement .....une discussion en cas de depassement des criteres. Il a malheureusement gagne. Aujourd'hui, Angela Merkel a reussi a reimposer les memes sanctions que Kohl. Que de temps perdu! Que de degats. Dans l'intervalle, les procedures de depassement ont perdu toute efficacite. Le Traite de Lisbonne a ete une enorme marche arriere en retirant ses pouvoirs a la Commission et au parlement et en renforcant le role du Conseil et et des Etats-Nations. Avec cette crise , auto-infligee, l'Europe est a un carrefour: soit on s'achemine a fond vers une Europe federale, avec pouvoirs accrus a la Commission un budget et un code fiscal federal, soit on se replie sur l'Etat Nation. Dans ce dernier cas, l'euro ne survicra pa. L'Union Europeenne ne survivra pas . Et les Etats Europeens ne feront pas le poids face a leurs concurrents asiatiques, americains ou emergents.
Saturday, October 01, 2011
Un long été américain

J'ai eu la chance en juin de faire un séjour à Thionville. Revoir la famille. Retour aux sources et même une petite excursion en Alsace avec au programme, Kaysersberg et le Struthof.
Mais mes activités se sont accélérées à Washington. J'ai en effet accompagné M Baroin, Ministre des Finances. Nous sommes allés voir M. Geithner, son homologue américain, et Ben Bernanke, le chairman de la Reserve Fédèrale. Ensuite, nous avons navigué les couloirs du Capitole pour y rencontrer des Sénateurs et des députés, dont Barney Frank, auteur du Dodd-Frank act, chargé de l'application des règles de Bale 3. Petite histoire: tant pour la visite de la Fed que celle du bureau de Tim Geithner, ou encore de Barney Frank, le ministre français et son entourage ont été surpris, alors qu'ils rentraient dams ces saints des saints, que j'y étais connu et que les politiciens US me saluaient en visiteur connu.
En septembre, Assemblée Annuelle du FMI et de la Banque Mondiale. Là, ambiance sombre, craintes pour l'avenir de l'Euro et de l'économie occidentale. Par contre agressivité de la Chine, qui semble prendre les rênes des Institutions et qui donne des leçons aux occidentaux, tout en en profitant pour acheter des pans entiers de nos économies .
Une conférence a été plus positive, celle de l'UNI-Postal. Réunion du syndicat mondial des postiers qui a essayé de stopper la déferlante de fermeture des postes dans le monde.
A part cela. la campagne électorale bat son plein ici. Du côté Démocrate (centre droit), on a un Obama trés affaibli et qui accumule les capitulations face à une droite gonflée à bloc. Du côté Républicain, le Tea Party (extrême droite populiste), a paralysé le parti et force ses candidats à faire surenchêre de fascisme. Dans leurs débat, on y applaudit à tout rompre la peine de mort et la mort des pauvres non assurés. Ambiance.
Quant à l'Europe, vue de Washington, on n'est pas étonné que l'Euro n'ait pas tenu la route. On s'inquiète surtout que cela menace la reprise US déjà chancelante. Comme je l'ai longtemps préconisé, le salut de l'Europe est dans la fédéralisation. L'Europe s'est toujours façonnée dans la crise. Les nationalismes qui fleurent bon le traité de Westphalie de 1648, ne sont plus adaptés au monde globalisé du 21ème.
Friday, July 29, 2011
Amitiès Franco-Américaines

J'ai récemment eu la chance d'accompagner M. Juppé puis M. Barois à Washington. Tous deux ont fait des visites d'études. M. Juppé a eu un déjeuner chez Mme Clinton, au cours duquel il a présenté le plan de la France pour relancer la paix en Palestine. Plus tard dans la journée, il s'est rendu au monument de la 2ème guerre Mondial à Washington, pour remettre la légion d'honneur à quatre anciens GI, qui avaient débarqué en Normandie exactement 67 ans plus tôt. Mieux vaut tard que jamais. Ensuite M. Juppé s'est rendu dans la foule ébahie des touristes américains qui visitaient le monument . Comme personne ne l'avait reconnu, bien sûr, il s'est présenté en remerciant vivement les badauds américains pour le 6 juin 1944. Ceux ci étaient trés touchés. Avec M. Baroin, on s'est rendu à la Réserve Fédérale, pour un entretien avec M. Bernanke, le chairman. Ensuite ce fut une visite au Trésor, avec M. Geithner, le Treasury Secretary. Les entretiens on t porté sur les problèmes financiers du moment. Ce qui est important de souligner, c'est la parfaite entent qui règne entre les dirigeants de nos deux pays. On est trés loin du mépris , de la condescendance, voire des quolibets subits par les visiteurs français sous l'Administration Bush.
Monday, April 25, 2011
Schengen

Quand j'étais lycéen, il m'arrivait d'aller en vélo jusqu'à Schengen, ce petit village au bout du chemin de halage qui partait de Thionville. Plus tard, prof à Chanel, j'ai rendu visite aux frères retraités dans leur maison de Schengen. Enfant, je savais que Robert Schuman était mon député et la ville de Scy-Chazelles m'était familière. Plus tard, j'ai eu l'honneur d'être foctionnaire Européen, à Bruxelles, tout feu tout flamme pour l'idée Européenne. Aujourd'hui, j'observe cette même Europe en train de se détricoter. D'abord en faisant vaciller l'Euro, par malhonnêteté, par négligence, mais aussi par nationalisme. Ensuite par le triste Traité de Lisbonne où les États-Membres de l'Europe ont repris leurs billes, réduit la Commission à la portion congrue et sont revenus aux égoismes nationaux. Enfin, je suis attristé , mais non pas étonné des menaces qui pèsent sur les accords de Schengen. Que va-t-il rester de cette Europe de Monnet et de Schuman. Veux-t-on revenir aux frontières hermétiques d'avant Schemgen, où il fallait demander des tryptiques pour aller de Thionville à Dudelange? Le chancelier Kohl avait trés bien vu ce qui allait se passer: au fur et à mesure qu'on oublie les horreurs de la Guerre Civile de Trente ans (1914-1944), on va se recroqueviller sur nos petits pays. (La France pèse moins de 0, 7% dans le monde).Alors. a-t-il prédit, on va abndonner l'Euro, puis Schengen, et enfin l'Europe et, je le cite, `dann ist wieder Krieg``
Bien sûr il ya afflux de réfugiés Tunisiens. Ils parlent français. On se demande bien pourquoi. Mon arrière grand-père le savait, lui qui a fait partie de l'expédition qui a annexé la Tunisie au 19eème siécle. On avait aussi soutenu la dictature de Ben Ali. Et puis, on a besoin d'eux. En 2050, l'UE aura perdu 48 millions d'actifs. La pôpulation de plus de 60 ans sera de 58 millions. il n'y aura plus que deux actifs par pensionné au lieu de quatre aujourd'hui.
Alors il est temps d'abandonner nos idées racistes. de comprendre que le 21ème siécle est arrivé et de mettre tous ces immigrés au travail.
Thursday, February 10, 2011
DSK au charbon?

On peut lire dans le Point qu'Anne Sinclair ne souhaite pas que son DSK de mari fasse un deuxième mandat au FMI. En clair, ça veut dire que DSK fait un timide essai pour faire remonter ses sondages.
Il y a au moins deux raisons majeures pour que M. Strauss-Kahn reste à Washington:
La première, est qu'il est un excellent directeur général du Fonds Monétaire, à un moment ou le G 20 vient de lui confier 500 mille milliards de dollars pour faire sortir la planète de la crise. Une belle marque de confiance. Il est à un poste qui lui confère bien plus de puissance que celui de président d'une république qui n'est qu'un vingt-septième de l'UE.
Depuis 1944, il y a un accord tacite que la Banque Mondiale sera toujours dirigée par un américain, alors que le FMI reviendra toujours à un Européen. Si cela confère un pouvoir non-négligeable à l'Europe, ça ne laisse pas d'iriter les pays dits ``émergents``, bien plus dynamiques que l'Europe, qui revendiquent maintenant le droit à diriger cette institution. Plus grave, les deux ou trois derniers directeurs du FMI se sont servis de leur poste à Washington...comme tremplin pour faire de la politique intérieure. Ca a réussi à Horst Koehler, devenu président de l'Allemagne, moins à Rodrigo Rato qui n'a pas été élu au PP en Espagne. Si DSK venait à quitter le Fonds à mi-parcours, nul doute que les Européens risquent de perdre ce poste à jamais.
La deuxième raison, est que M. Strauss-Kahn, un des meilleurs économistes de son temps, qui a gardé la France dans l'Euro sous Jospin, qui a acquis un point de vue panoramique de l'économie mondiale à Washington, va devoir faire face au dilemne de Jacques Delors. Ce dernier, brillant économiste, formidable dirigeant de la Commision de l'UE, a refusé de se présenter à des présidentielles où l'Élysée lui était présenté sur un plateau d'argent. Il a vu en effet que la droite s'opposerait à son gouvernement, et que son propre parti, le PS, toujours engoncé dans sa carapace Marxiste-Léniniste, ne le suivrait jamais sur la voie des réformes, par force libérales et de rigueur. Il y a fort à parier que DSK se pose les mêmes questions.
Friday, January 21, 2011
Obama, le phénix.

Comme le phénix, le président Obama renaît de ses cendres. Les élections législatives de novembre avaient été, de son propre aveu, une raclée. Ses efforts pour utiliser la force de l'État pour empêcher que la catastrophe financière ne s'aggrave, pour sauver les compagnies automobiles de Detroit, ou pour jeter les bases d'une sécurité sociale, lui ont été reprochés parla droite. En novembre, l'extrême droite, sous la forme du Tea Party, a remporté suffisemment de sièges pour donner une inflexion populiste dans les rangs de la Chambre des représentants.
Après un glissement à droite pour se concilier les conservateurs , Obama a réussi à faire passer des lois importantes au cours de la fameuse session finale du Congrès. Et, à l'occasion de la tuerie de Tucson, il a fait un discours magistral sur la réconciliation du pays et cela lui a permis de remonter dans les sondages.
Il vient de recevoir le président Hu Jintao de Chine. Là, Obama a réussi aussi à remettre les pendules à l'heure. S'il est vrai que la Chine monte en puissance, les fastes de la reception de M. Hu a démontré que les USA restaient une superpuissance. Il ne faut pas oublier que la Chine n'a un PIB qui n'est qu'un 16ème de celui des USA. La flotte américaine domine les mers asiatiques alors que la Chine ébauche à peine son premier porte-avion. Tout le monde attend avec impatience le discours sur l'État de l'Union , le 25 janvier , où Obama devrait donner aux Américains de nouvelles directions pour l'avenir. Et comme Obama, il y a fort à parier que les États-Unis vont repartir, comme il l'ont toujours fait, vers des lendemains meilleurs qui ne cessent de surprendre les Européens toujours prompt à enterrer la plus ancienne démocratie de l'ère moderne.
Monday, November 29, 2010
Debâcle de l'Euro.
J'ai eu le privilège d'être présent tout au long de la genèse de l'euro, dans le saint des saints à Bruxelles. Quand les Grecs, Italiens et autres portugais ont déposé leur candidature, on savait qu'ils ne remplissaient pas les critères de Maastricht. (Et encore, on ne se doutait pas qu'ils avaient présenté des statistiques optimistes). Ensuite, lors du pacte de stabilité à Dublin, Chirac a réussi à diluer les réegles du jeu trés strictes imposées par Kohl.
Ainsi biaisé, la monnaie unique était plombée à la naissance.
L'opinion publique, mal renseignée sur l'économie, est prompte à accuser les marchés ou la spéculation. Que ce soit l'Irlande, ou le reste des PIGS, ces pays ont fait des emprunts inconsidérés grâce à la force de l'Euro qui permettait des taux d'intérêts faibles.
Les gouvernements, et les emprunteurs sont les premiers coupables. Dommage que pendant les recessions, les électeurs s'affolent et se replient sur le nationalisme.
Ici aux USA, le Tea Party, un groupe hétéroclite d'êxtème droite se replie sur des solutions simples, dont le nationalisme aigü. Le chacun pour soi est justement la recette du pire. Les conservateurs, eux, profitent du niveau de la dette et de celui du déficit pour proposer des démontages radicaux des avantages sociaux dispensés par l'État, leur bête noire depuis Roosevelt.
Dommage aussi pour les américains qu'ils aient un président vacillant, sans beaucoup de conviction et toujours prêt à s'incliner face à ses adversaires.
Ainsi biaisé, la monnaie unique était plombée à la naissance.
L'opinion publique, mal renseignée sur l'économie, est prompte à accuser les marchés ou la spéculation. Que ce soit l'Irlande, ou le reste des PIGS, ces pays ont fait des emprunts inconsidérés grâce à la force de l'Euro qui permettait des taux d'intérêts faibles.
Les gouvernements, et les emprunteurs sont les premiers coupables. Dommage que pendant les recessions, les électeurs s'affolent et se replient sur le nationalisme.
Ici aux USA, le Tea Party, un groupe hétéroclite d'êxtème droite se replie sur des solutions simples, dont le nationalisme aigü. Le chacun pour soi est justement la recette du pire. Les conservateurs, eux, profitent du niveau de la dette et de celui du déficit pour proposer des démontages radicaux des avantages sociaux dispensés par l'État, leur bête noire depuis Roosevelt.
Dommage aussi pour les américains qu'ils aient un président vacillant, sans beaucoup de conviction et toujours prêt à s'incliner face à ses adversaires.
Friday, November 12, 2010
Stimulus

George W. Bush is going on a tour to promote his book. Too bad he is too late to convince Republican voters that the stimulus plan was passed under his watch. The majority of Americans still believe the stimulus, the banks bailout and the rescue of auto companies was an attempt by president Obama to move the country toward socialism. Those emergency measures, not only saved the US economy, but also start paying interest back to the taxpayer.
The Obama administration was either too inept or out of touch to defend that simple truth. They deserved the shellacking they got just for having been that lame.
The Tea Party is angry at the banks bailout too. Their anger is stoked by savvy politicians and less than honest hacks on Fox News . Yet, the decisions concerning the remedy for world finances are taken in Basel , Switzerland, under the name of the "Basel 3 agreement". The Dodd-Frank act and the EU Commission directives are but the implementation regulations of Basel 3.
One twist of the stimulus, is that the US no longer have the skills necessary to take advantage of the stimulus funds. The state of Florida, for instance , had to turn to a French company for a contract to repave its freeways, build a new runway for the Tampa airport, or for its high speed train network.
SNCF, the French railway company just had to apologize for the role it played in transporting Jews to concentration camps in WW II. They had put in a bid to manage the future Florida HSTs paid by the stimulus. Some have tried to exclude SNCF from bidding because of that historical fact.
Monday, August 30, 2010
Double recession?
Aux USA, la bourse fait du sur place et le taux de chômage aussi. En dépit du plan de relance d'Obama, le chômage reste collé à 9,7%. Encore que ça varie entre régions. Cela va de 14% à Detroit à 4,5 % dans ma région qui. il est vrai, bénéficie de la proximité de la capitale. Les consommateurs, autrefois locomotive de l'économie mondiale, sont devenus frileux. Autrefois détenteurs d'une douzaine de cartes de crédit, et fortement endettés, ils ont radicalement changé depuis l'effondrement financier de 2008. On estime que les foyers américains ont perdu 11 000 milliards de dollars dans la débâcle, entre la chute de la bourse, de leurs pensions et du prix de leur maisons. Alors, plutôt que de continuer à dépenser, ils remboursent leurs dettes. Mieux encore, ils épargnent. Le taux d'épargne est passé de pratiquement zéro en 2008 à 5% en 2010. La consommation en a pris un coup. Alors, on est entré dans un cercle vicieux: Les consommateurs fuient les magasins, concessionaires auto et immobilier. Les patrons , qui ne vendent plus, n'embauchent plus. Le chômage stagne et fait peur aux consommateurs qui n'achètent plus. Seule lumière au bout du tunnel, les grandes entreprises ont engrangé des profits jamais vus, puisqu'ils n'embauchent plus ni n'investissent. Ils sont assis sur 4 000 milliards de liquidités. Ils attendent que l'économie reprenne pour redémarrer. Les loueurs de voitures doivent renouveler leurs parcs. Les llivreurs, FedEx, UPS, etc, doivent renouveler leurs flotte de camions, et jusqu'au compagnies aériennes qui doivent toutes moderniser leur flotte d'avions. Bref, quand le signal sera donné, une demande non satisfaite qui s'élargit exponentiellement devra être satisfaite. Alors on connaîtra une reprise en V.
En attendant, le président Obama ne pourra compter sur une reprise de l'économie avant les élections du début novembre. Il doit donc s'attendre à perdre une chambre voire les deux au Congres ce qui le mettrait en mauvaise posture pour un second mandat en 2012. Les R.publicains, la droite qui est payée par les banques et les industriels, fait courir le bruit d'une deuxième recession pour ameuter les électeurs.
Et l'extrême droite, patriotique et intégriste, raciste et férocement anti-Obama, atteint 45% de l'électorat. Outre qu'ils ne croient pas à l'évolution, ils pensent qu'Obama est né au Kenya, donc un usurpateur, et musulman....
Enfin, le déficit. 11 000 milliards de dollars. Un tiers causé par les exonérations fiscales pour les riches de George W Bush, qui arrivent à échéance au 31 décembre. Un tiers causé par la guerre en Irak (terminée cette semaine) et la guerre en Afghanistan (encore un an). Et un tiers par le plan de relance et prêts a Wall Street et aux compagnies automobiles qui tous ont commencé à rembourser avec intérêts.
En attendant, le président Obama ne pourra compter sur une reprise de l'économie avant les élections du début novembre. Il doit donc s'attendre à perdre une chambre voire les deux au Congres ce qui le mettrait en mauvaise posture pour un second mandat en 2012. Les R.publicains, la droite qui est payée par les banques et les industriels, fait courir le bruit d'une deuxième recession pour ameuter les électeurs.
Et l'extrême droite, patriotique et intégriste, raciste et férocement anti-Obama, atteint 45% de l'électorat. Outre qu'ils ne croient pas à l'évolution, ils pensent qu'Obama est né au Kenya, donc un usurpateur, et musulman....
Enfin, le déficit. 11 000 milliards de dollars. Un tiers causé par les exonérations fiscales pour les riches de George W Bush, qui arrivent à échéance au 31 décembre. Un tiers causé par la guerre en Irak (terminée cette semaine) et la guerre en Afghanistan (encore un an). Et un tiers par le plan de relance et prêts a Wall Street et aux compagnies automobiles qui tous ont commencé à rembourser avec intérêts.
Sunday, July 18, 2010
Socialiste.

Le président Obama s'écroule dans les sondages. L'opposition conservatrice tire sur lui à boulets rouges. Le président a hérité de deux guerres, d'une quasi dépression qui a détruit 800 000 emplois par mois à sa prise de fonctions, et d'une marée noire. Ses remèdes ont été de réaffirmer le rôle de l'État comme garant des règlements. Il a fait voter et signé deux lois, une sur la Sécurité Sociale et l'autre sur la réforme financière. Dans les deux cas l'État essaye de reprendre sa place que 8 ans de gouvernement Bush avaient démonté. Alors, l'oppposition conservatrice , qui n'a aucun programme, ni aucune solution, pratique une opposition en béton. Les plus populistes accusent Obama alternativement de socialisme, (une insulte aux USA), de communiste ou même de nazi. De grandes affiches ornent l'entrée des villes qui le décrivent comme tels. Inutile de dire que les racistes latents qui n'ont jamais avalé sa présence ;a la Maison Blanche s'en donnent à coeur joie. La bétise de ces populistes atteint un tel paroxysme que la NAACP, organisation qui défend les noirs, les attaque en justice. Telle est la phobie de l'État aux USA.
Wednesday, June 16, 2010
Strasburg


Pendant que les français s'inquiètent pour l'âge de la retraite, ou s'enthousisasment pour la coupe du monde de foot, les américains ont des préoccupations radicalement différentes. Pour ce qui concerne la retraite, il n'y a pas aux USA, d'âge légal ou décidé par l'État. Chacun travaille jusqu'à ce qu'il décide de s'arrêter. L'État Fédéral vous octroie une retraite appelée Sécurité Sociale au bout de 40 trimestres de cotisation, et à partir de 65 ans. Ils appelent ça Social Security. Tous les fonctionnaires fédéraux, des États, des comtés, des municipalités des forces armées etc, ont droit à une pension après 62 ans. Les employés des grandes et moyennes entreprises aussi, mais sans contribution de l'État.
Pour ce qui est de la coupe du monde en Afrique du Sud, et bien que leur équipe s'en tire honorablement, les américains méprisent le foot. Certains l'appelent ``Commie kick ball`` (baballe communiste). D'autre recommandent de regarder la coupe comme soporifique (90 minutes d'affilée ou il n'y a pas un seul but). Ici on joue au foot à la maternelle ou bien en équipe féminine. Leur équipe est d'ailleurs championne du monde.
Non, ce qui passionne l'amérique aujourd'hui, c'est Stephen Strasburg, le phénomène du baseball avec ses lancers de balle à 170kmh, récemment entré dans l'équipe des Nationals à Washington. Il va faire honneur à notre stade tout neuf. Ce jeune joueur de 21 ans a doublé les entrées à Cleveland la semaine dernière .
Wednesday, June 02, 2010
La Turquie
Je reviens de l'Uruguay où je participais à une conférence du Fonds Mondial de l'Environnement. La ville balnéaire de Punta del ESte était bien endormie en cette fin d'automne.
Ici, aux USA, on continue à essayer de mettre fin à la marée noire qui provient de la plateforme BP dans le Golfe du Mexique. Après le désastre de Wall Street en 2008, voilà une autre preuve des limites de la technique. Le manque de règles, ou le non-respect des règles est la cause commune aux deux catastrophes.
Et que penser de l'arraisonnement en mer de la flotille de la paix par l'armée d'Israel? Deux réflexions s'imposent: D'une part, Isreal a tout à fait le droit d'organiser un blocus contre un territoire avec lequel il est en guerre. A ce titre, il est aussi en droit d'arraisonner des navires en haute mer. Le Hamas est une organisation réputée terroriste par l'UE, les USA et...L'Egypte. Une ombre D'antisémitisme plane sur les efforts de vilipender Israel.
La deuxième réflexion porte sur la Turquie: Après que l'UE lui ait claqué la porte au nez, la Turquie tourne le dos à l'occident. Elle essaye de devenir la superpuissance du Moyen Orient. A ce titre, la Turquie s'est associé à Ahmadinejad en Iran, et essaye de se rapprocher du Hamas...comme par hasard, le bras armé de l'Iran emn Méditerranée. On le regrettera. Comme disait le général Grant à propos d'un collègue difficile: Il vaut mieux l'avoir dans la tente en train de pisser dehors, qu'hors de la tente , qui pisse dedans!
Ici, aux USA, on continue à essayer de mettre fin à la marée noire qui provient de la plateforme BP dans le Golfe du Mexique. Après le désastre de Wall Street en 2008, voilà une autre preuve des limites de la technique. Le manque de règles, ou le non-respect des règles est la cause commune aux deux catastrophes.
Et que penser de l'arraisonnement en mer de la flotille de la paix par l'armée d'Israel? Deux réflexions s'imposent: D'une part, Isreal a tout à fait le droit d'organiser un blocus contre un territoire avec lequel il est en guerre. A ce titre, il est aussi en droit d'arraisonner des navires en haute mer. Le Hamas est une organisation réputée terroriste par l'UE, les USA et...L'Egypte. Une ombre D'antisémitisme plane sur les efforts de vilipender Israel.
La deuxième réflexion porte sur la Turquie: Après que l'UE lui ait claqué la porte au nez, la Turquie tourne le dos à l'occident. Elle essaye de devenir la superpuissance du Moyen Orient. A ce titre, la Turquie s'est associé à Ahmadinejad en Iran, et essaye de se rapprocher du Hamas...comme par hasard, le bras armé de l'Iran emn Méditerranée. On le regrettera. Comme disait le général Grant à propos d'un collègue difficile: Il vaut mieux l'avoir dans la tente en train de pisser dehors, qu'hors de la tente , qui pisse dedans!
Sunday, April 18, 2010
Sommets


Voilà une semaine bien agitée. J'ai commencé par une affectation à l'Observatoire Naval, la résidence du Vice-Président Jo Biden. Ma tâche était d'y intérpréter les dirigeants francophones du mouvement des non-alignés, Outre la discussion politique sur l'avenir du désarmement dans le monde, et, accessoirement de l'énergie nucléaire, j'ai pu admirer la décoration de cette demeure somme toute modeste. Le VP lui-même nous expliquant que Barack Obama aurait bien aimer échanger la Maison Blanche, trop officielle. Les grilles qui entourent le parc empêchent des douzaines de biches et chevreuils qui en sont devenus trés familiers.
De là je suis vite parti vers le palais des expositions où se tenait le Sommet sur la Sécurité nucléaire avec 47 chefs d'État. Le diner et les réunios successives ont démontré la maestria du président Obama, et le grand respect que lui accordent ses pairs. Nicolas Sarkozy était bien sûr présent et a lancé une idée intéressante, celle d'instituer des sanctions judiciares internationales contre les fauteurs de prolifération nucéaire. C'était la plus grande réunion de chefs d'État étrangers depuis 1946 à San Francisco.
Plus tard , dans la semaine, j'ai interprété Hillary Clinton, ministre des affaires étrangères, à un sommet sur l'Électrification des Amériques. Elle aussi, est un personnage politique trés compétent, impressionant et fortement respecté.
Tuesday, April 06, 2010
Sarkozy in the US
Notre president Sarkozy est venu faire une courte visite aux USA. Apres avoir fait des achats a New York, le president et madame sont alles a l'Université de Columbia faire un discours. Dommage que la presse ait passé ce voyage sous silence. Sarko a été brillant a Columbia. Il a été trés admiratif du système américain et du pays en général. Il s'est permis une critique quant à la loi sur la Sécu , récemment adoptée: ``Bienvenue au club de ceux qui ne tournent pas le dos à leurs malades.`` (Ce qui lui a valu la seule mention de sa presence aux USA dans l'èmission satirique de Jon Stewart qui s'en est moqué). Le dimanche, il a eu un diner prive avec POTUS et FLOTUS Obama et Madame en code du Service Secret. Les Sarko eussent preferé un diner d'État, mais pour cela il eut fallu que la France soit plus généreuse en Afghanistan par exemple.
Le lundi, dans un entrefilet en page 16 de la section B du Washington Post notre président a eu droit à un entrefilet d'une colonne et 16 lignes.
Je me demande s'il sera présent le 12 avril avec les 40 autres chefs d'État pour le sommet nucléaire de Washington. J'y serai. Je vous raconterai.
Le lundi, dans un entrefilet en page 16 de la section B du Washington Post notre président a eu droit à un entrefilet d'une colonne et 16 lignes.
Je me demande s'il sera présent le 12 avril avec les 40 autres chefs d'État pour le sommet nucléaire de Washington. J'y serai. Je vous raconterai.
Sunday, February 21, 2010
Neige
Nous avons subi deux tempêtes de neige coup sur coup. La capitale du monde libre a été paralysée pendant une semaine. Il faut dire qu'au total on a eu droit à plus d'un mètre de neige . Les trois aéroports ont été fermés et toute activité a cessé, même le Metro, car ses voies aériennes ne pouvaient être dégagées. L'année scolaire devra être prolongée de 4 jours fin juin pour que le nombre statutaire de classes soit repecté
Quant à la politique, elle ne s'est pas endormie pour autant. Inspiré par sa rencontre télevisée avec les Républicains, Barack Obama a donné rendez-vous à ses adversaires jeudi 25 février, sous les projecteurs de la télévision pour essayer de trouver un terrain d'entente sur son projet de réformes en matière de santé. Paradoxalement, les américains sont trés nombreux à ne pas vouloir entendre parler de Sécurité Sociale, alors que les USA sont placés 37ème dans le monde, vu le fait que les soins ici coutent 3 fois la moyenne de l'OCDE, alors que 47 millions d'américains (sur 310 millions) ne sont pas assurés.
Les enjeux sont pressants puisque les élections législatives de novembre se rapprochent.
Saturday, January 23, 2010
Beresina pour Obama
Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour Obama et son parti, les Démocrates:
Le Massachussets a choisi un Républicain bon teint, contre la réforme de la santé, et admirateur de Sarah Palin, pour succéder au fauteuil s.natorial de.. Ted Kennedy, le père de la loi sur la sécu. Dans la foulée, la Cour Suprême vient de renverser une loide 1907, et autorise maintenant les grosses sociétés multinationales a utiliser leurs finances pour financer les candidats de leur choix. On imagine, la voix du citoyen lambda ne pèsera plus lourd devant les poches sans fonds de Boeing, GM ou Westinghouse.
Pire, les Démocrates sont en train de paniquer, jusqu'à Obama qui envisage sérieusement de réduire la voilure pour sa Sécu. Si il arrive aux élections de 2011 les mains vides, il n'aura pas de second mandat. Fini le rêve du président noir pour le changement. Retour à la plouticratie à la Bush-Cheney.
Que c'est-il passé?
D'abord, les Républicains ont fait obstruction totale à tous les tournants, éspèrant ainsi faire chuter Obama. Ensuite, le réglement du s.nat qui veut que pour les grandes lois , la majorité soit de 60% et non 50 %, empêche quelque progrès que ce soit. Enfin, empètré dans l'héritage de Bush (2 guerres, un déficit monstrueux, la plus grande dépression depuis 1929,),Obama a cru que l'électorat verrait en lui le ``bon type`. Il a voulu jouer le jeu en tendant la main aux Républicains . Pendant ce temps, le chômage montait, le déficit s'aggravait, et les électeurs ont commencé par perdre patience et lui en faire porter le chapeau. Comme il a toujours cru flotter sur un nuage, il n'a pas réussi à convaincre et a été aisaiment dépassé par les populistes tels que les animateurs de radio et autres Sarah Palin.
Il est à prévoir que la réforme de la sécu, qui aurait été son Austerlitz, va se transformer en Bérésina, en attendant un voyage à l'ile d'Elbe! Et les USA vont à nouveau se retrouver la lanterne rouge des pays de l'OCDE en matière de santé.
Obama parle bien , mais agit peu. Il a beaucoup déçu sa base progressiste qui ne se déplace plus pour voter. Ce qui fait que sur 3 dernières élections, il a perdu toutes les 3.
Le Massachussets a choisi un Républicain bon teint, contre la réforme de la santé, et admirateur de Sarah Palin, pour succéder au fauteuil s.natorial de.. Ted Kennedy, le père de la loi sur la sécu. Dans la foulée, la Cour Suprême vient de renverser une loide 1907, et autorise maintenant les grosses sociétés multinationales a utiliser leurs finances pour financer les candidats de leur choix. On imagine, la voix du citoyen lambda ne pèsera plus lourd devant les poches sans fonds de Boeing, GM ou Westinghouse.
Pire, les Démocrates sont en train de paniquer, jusqu'à Obama qui envisage sérieusement de réduire la voilure pour sa Sécu. Si il arrive aux élections de 2011 les mains vides, il n'aura pas de second mandat. Fini le rêve du président noir pour le changement. Retour à la plouticratie à la Bush-Cheney.
Que c'est-il passé?
D'abord, les Républicains ont fait obstruction totale à tous les tournants, éspèrant ainsi faire chuter Obama. Ensuite, le réglement du s.nat qui veut que pour les grandes lois , la majorité soit de 60% et non 50 %, empêche quelque progrès que ce soit. Enfin, empètré dans l'héritage de Bush (2 guerres, un déficit monstrueux, la plus grande dépression depuis 1929,),Obama a cru que l'électorat verrait en lui le ``bon type`. Il a voulu jouer le jeu en tendant la main aux Républicains . Pendant ce temps, le chômage montait, le déficit s'aggravait, et les électeurs ont commencé par perdre patience et lui en faire porter le chapeau. Comme il a toujours cru flotter sur un nuage, il n'a pas réussi à convaincre et a été aisaiment dépassé par les populistes tels que les animateurs de radio et autres Sarah Palin.
Il est à prévoir que la réforme de la sécu, qui aurait été son Austerlitz, va se transformer en Bérésina, en attendant un voyage à l'ile d'Elbe! Et les USA vont à nouveau se retrouver la lanterne rouge des pays de l'OCDE en matière de santé.
Obama parle bien , mais agit peu. Il a beaucoup déçu sa base progressiste qui ne se déplace plus pour voter. Ce qui fait que sur 3 dernières élections, il a perdu toutes les 3.
Tuesday, December 22, 2009
G2

A Copenhague, les Européens ont réussi ce que même la nomination d'un illustre inconnu à sa tête n'avait pas achevé. Après des années de préparation de la COP 15 à Copenhague (en Europe qui est plus), ils n'ont pas réussi à quelque résultat que ce soit. Il est incompréhensible qu'en dépit de l'importance que les Européens portaient à Kyoto, de la mobilisation de ses média et de ses ONG, à minuit , le dernier soir, ils en étaient à la case départ. Le G77 , groupe des pays émergeants, avait choisi la voie des récriminations et des plaintes contre les pays avancés. Les pays pauvres asvaient choisis les jérémiades et la politique de la main tendue (100 milliards d'Euros de la poche des contribuables de cet Occident éxécré et responsable de leur sous-développement). Les alters avaient choisi de mettre la chienlit et de glapir leurs chimères du bon vieux tonton Marx.
Bref, désaccord complet sur toute la ligne. Enterrement de première classe de Kyoto .
Alors Obama est arrivé, sans se presser, le bel Obama, le grand Obama, avec son cheval ...... Obama a interrompu des palabres entre la Chine et un groupe de sous-dev. En quelques heures de négotiations avec Wen Jiabao, la COP 15 avait trouvé un accord.
Où étaient les Européens? Aux abonnés absents. Que le monde se le dise. Fini la multipolarité si chère aux Européens. Fini le G8. Voici le G2 où le monde sera régi par le tandem Chin-America. La Chine , avec un PIB 16 fois inférieur aux USA, ne rattrapera l'Amérique que dans 20 ans. Mais leur richesse sera à partager avec 5 fois plus d'habitants. Aujourd'hui, les USA empruntent à la Chine qui est aussi son fournisseur numéro 1.
L'Europe a choisi la faiblesse et se trouve maintenant évincée de la table des grands. Dommage. C'est le prix à payer pour ne pas avoir choisi la voie fédérale.
Tuesday, November 24, 2009
President Van Rompuy

Les Europeens se sont encore tire une belle balle dans le pied. Ca fait des annees que l'on parle d'avoir un President de l'Europe pour representer dignement l'Union face aux grandes puissances, USA, Chine, Inde etc.. Seulement voila, si nous avions un president fort, il serait tenter de vraiment presider l'Europe. Alors, M. Sarkozy et Mme Merkel seraient ravales au rang de gouverneurs de leurs Etats. Donc, ils avaient interet achoisir une personnalite molle qui ne leur ferait pas trop d'ombre. Jacques Delors en son temps avait fait peur aux dirigeants Europeens. Remarquable leader, avec charisme et personnalite, il avit fait progresser l'Europe a grands pas. Alors Mitterrand, Kohl et Major avient choisi a Corfou (j'y etais), le candidat le plus mou et le plus bete. Jacques Santer prouva qu'il etait a la hauteur de sa reputation et sa Commission fut plus tard dissoute, meme pas pour avoir ete a ;'origine de la vache folle, mais plus prosaiquement pour corruption.
On vera bien ce que ce pauvre Hermann fera face a Obama ou au president Hu Jintao.
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